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Développement Personnel

4 façons de t’accorder une pause mentale bien nécessaire (avant que ton esprit ne le fasse pour toi)

Dernièrement, j’ai un ami qui a fait un mini burnout (mini parce qu’il s’est arrêté à temps, avant que ça ne devienne ‘’irréversible’’). 

Dans son cas, on a tous vu venir son burnout car, comme beaucoup de gens, il était tellement pris par son travail qu’il n’avait pas le temps de s’arrêter et de prendre une pause productive, même si pendant des mois, on n’a pas arrêté de lui dire « tu as l’air épuisé ». Il l’était. Mais il voulait rester “productif” !

Et je connais beaucoup de personnes “productives et efficaces” comme lui, qui résistent souvent à leur rythme naturel. Elles pensent qu’elles doivent continuer à travailler lorsqu’elles sont fatigués, faire plus d’efforts lorsqu’elles sont épuisées et rester au bureau une heure de plus pour finir ce dossier. 

Sauf que voilà, je reste convaincue – d’expérience – que cette approche peut s’avérer néfaste : une stimulation permanent entrave ta capacité de réflexion, ce qui fait que tu es moins efficient dans la résolution des problèmes au quotidien et tu te retrouves à passer 2 heures sur un dossier que tu aurais pu boucler en 45 mn si tu avais été en forme et reposé. 

Et te voilà dans un cercle vicieux : en étant tout le temps fatigué, tu prends plus de temps pour avancer dans tes tâches, tu as l’impression de prendre du retard et tu passes encore plus de temps au bureau pour rattraper ce retard, ce qui t’épuise encore plus. Et tu tournes en rond.

Flash news : ton énergie cérébrale se restaure dans l’oisiveté. Tu dois donc lui donner le temps nécessaire pour qu’il continue à donner le meilleur de lui-même.

Cette année, surtout après l’année 2020 que nous venons de vivre (et qui apparemment n’est pas encore derrière nous), donne toi la permission de te détendre, parce que :

1.      Ne rien faire n’est pas de la paresse. C’est une pause productive.

L’oisiveté est souvent considérée, dans notre société actuelle, de façon négative et elle est fréquemment tenue pour inutile, voire associée à la paresse. Pourtant, le simple fait de donner à ton cerveau une chance de se mettre hors tension et de se rafraîchir peut faire une énorme différence dans ta vie. 

Savoir quand s’engager est tout aussi important que de savoir quand se désengager. Une pause de qualité permet de redémarrer (reset) ton cerveau et de te détendre. Ce qui au final te permet d’augmenter ta productivité, puisque ton attention est ravivée et tu peux laisser ta créativité s’exprimer pleinement. 

Quelle que soit la phase de ta vie dans laquelle tu te trouves, prends le temps de faire une pause et de réfléchir à la direction que tu prends. Fais une pause pour réfléchir. Fais une pause pour sentir le progrès. Pour créer. Fais une pause pour prendre le contrôle. Ton bien-être et ton succès en dépendent.

Donc, accorde toi la permission de te reposer et de te recharger. 

2.      Ne dis pas “oui” trop souvent (autrement dit, apprend à dire “non”)

Selon le principe de Pareto, 20% de l’effort fourni, produisent 80 % des résultats ; sauf que, toujours selon le même principe, 20 % des résultats consomment 80 % de l’effort. Aaaah !

Donc, au lieu de travailler plus dur, il serait plus judicieux de nous concentrer principalement sur les efforts qui produisent la majorité des résultats et de renoncer au reste. 

Ce qui signifie arrêter de dire “oui” aux tâches qui ne donnent que peu ou pas de résultats (je sais plus facile à dire qu’à faire mais…)

Alors à quoi dois-tu dire “oui” ? Et quand dois-tu dire “non” ?

Si tu n’arrives pas à savoir si quelque chose en vaut la peine, envisage un simple test de partage. Pendant une période,  suis tout ce que tu fais, le temps que tu prends pour accomplir chaque tâche et les résultats que tu obtiens. Puis reviens en arrière, évalues ta liste pour voir ce qui a (ou n’a pas) porté ses fruits, et prends tes conclusions en considération pour optimiser tes tâches futures.

Dans le cas de mon ami, la première chose qu’il a commencé à faire post burn out, c’est dire non aux nombreuses sollicitations de ses équipes, amis, connaissances… (parce qu’il est super serviable, la moitié de sa journée de travail est généralement occupée à aider les autres à résoudre leurs soucis du moment). Les premiers jours ont été difficiles, mais je pense qu’à force son “muscle du non” s’est renforcé, et maintenant ça vient plus facilement (j’en sais quelque chose). 

La plupart d’entre nous disent oui plus souvent qu’il ne faut, pour diverses raisons, notamment la culpabilité, mais aussi parce que c’est beaucoup plus facile que de dire non. Personne ne veut être perçu comme le méchant. 

Les gens auront toujours des demandes et requêtes. Des fois tu pourras aider, d’autres fois non. Tu n’en restes pas moins une bonne personne. Si tu fais passer les besoins des autres avant les tiens, tu seras mentalement et physiquement épuisé. Fixe des limites pour valider tes propres sentiments et pratique l’acceptation du fait que tu ne peux pas contrôler les opinions des autres. Voilà !

3.      Cesse d’être perfectionniste

Le perfectionnisme est un couteau à double tranchant. D’une part, il peut te motiver à être performant à un haut niveau et à fournir un travail de qualité supérieure. Mais d’un autre côté, il peut te causer une anxiété inutile (et parfois ennuyer tes collègues). 

C’est vrai, c’est un trait de caractère utile quand tu débutes et même, on peut te féliciter pour cela (on va appeler ça le souci du détail, la diligence, l’éthique du travail ou le fait d’être très organisé). Ce qui va te pousser à en faire encore plus et à rechercher encore plus la perfection.

Sauf qu’à un moment, plus tu es perfectionniste,  moins tu es productif. Parce que :

– Tu consacres plus de temps que nécessaire à une tâche.

– Tu passes à côté de la vue d’ensemble, en te concentrant trop sur les petits détails.

– Tu procrastine et attend le moment parfait pour agir (je vais te dire, en business, si c’est le moment parfait, c’est qu’il est déjà trop tard. Le moment idéal est – toujours – maintenant).

Au fil du temps, ton perfectionnisme va devenir un comportement qui te stresse davantage et qui est tout simplement mauvais pour ta santé, en plus de te rendre moins efficace et moins performant. Si tu veux mon avis, ce n’est pas une façon durable de faire des affaires ou de vivre sa vie.

Pour y remédier ? Commence par reconnaître le coût d’opportunité de ton comportement. Bien sûr, tu peux passer cinq heures supplémentaires à rendre cette présentation PowerPoint parfaite, mais est-ce là une utilisation productive de ton temps ? Cela fera-t-il une différence importante pour ton patron ou ton client ? 

Concentre-toi sur la maximisation de l’impact de tes efforts pour pouvoir te concentrer sur ce qui est important. De même, apprend à calibrer ta “norme”. Bien entendu, en tant que perfectionniste, tu ne te contenteras jamais de « good enough » (et tu ne devrais pas d’ailleurs). Mais la prochaine fois que tu te retrouveras à pinailler sur des détails, demande à un collègue de confiance de vous donner son avis. Tu découvriras peut-être que ta première ébauche est déjà plutôt top.

4.      Arrête de tout faire toi-même… et commence à demander de l’aide

Pourquoi détestons-nous demander de l’aide ?  J’ai un avis tout simple sur la question : nous détestons demander de l’aide parce que nous pensons que cela nous fait paraître faibles. Parce que nous sommes fiers. Après tout, nous sommes censés être experts en quelque chose. De quoi aurions-nous l’air si on demandait de l’aide ?

Les personnes à l’esprit indépendant ont tendance à assumer la responsabilité de tout ce que la vie leur impose, en se disant “si je veux que ce soit bien fait, je dois le faire moi-même”. Sauf qu’il arrivera toujours un moment où tu ne pourras plus le faire toi-même.

Il s’avère que demander de l’aide est une compétence essentielle qui peut non seulement améliorer tes résultats, mais aussi favoriser des relations plus profondes avec les autres. Les dirigeants les plus performants ont toujours été ceux qui savent prévoir quand ces situations vont se produire, et qui ont appris à déléguer une partie de leur charge de travail à leurs équipes. 

Savoir quand, comment et à qui demander de l’aide est une compétence essentielle que beaucoup de gens ignorent – à leur propre détriment. C’est aussi l’un des éléments fondamentaux de la réussite des entreprises que beaucoup trop de leaders ignorent. Apprendre à demander de l’aide pourrait donc être l’une des choses les plus importantes que tu puisses faire, non seulement d’un point de vue business, mais aussi en tant qu’être humain.

Etiquettes : développement personnelProductivitéSuccess Tips
Mariann K.

L'auteur Mariann K.

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