Plus on vieillit, plus on devient sage. Du moins, en théorie ! Ces derniers jours, j’étais d’humeur introspective et j’ai pensé à tous ces moments où j’ai eu une “Grande Révélation” au cours de la dernière décennie. Des prises de conscience et des recadrages énormes, qui m’ont fait repensé mon approche des choses.
Et je ne peux m’empêcher de me demander si ma vie serait différente aujourd’hui si j’avais connu cette sagesse de 40 ans dans ma trentaine.
1. La vie n’est pas (toujours) juste… et c’est ok
La vie n’est pas juste. C’est vrai… et on doit quand même faire avec. Certaines personnes sont nées dans un environnement plus favorable. Certaines personnes ont de meilleurs gènes. D’autres sont au bon endroit au bon moment…
Beaucoup de gens se plaignent de l’injustice de la vie et de la façon dont les choses ont mal tourné dans leur vie ; mais il ne faut pas occulter un point essentiel : le fait même que je puisse écrire ces lignes – et que tu puisses les lire – signifie que toi et moi avons de quoi manger, un abri, des vêtements, un ordinateur et un accès à Internet… Ce qui représente quand même un énorme avantage sur certaines personnes dans le monde qui n’ont qu’une idée en tête : trouver de quoi se nourrir pour survivre.
Se plaindre de l’injustice de la vie ne t’apportera jamais rien, à part te lancer dans une spirale de négativité qui va juste augmenter ta frustration.
Ce que tu peux faire, c’est accepter où tu en es dans ta vie en cet instant précis, déterminer où tu veux être et faire ce que tu peux, aujourd’hui et chaque jour, pour garder la tête haute et continuer à avancer.
2. On ne peut pas changer les autres
Quels que soient nos efforts ou notre conviction qu’une personne doit changer, nous ne pouvons rien faire pour que cela se produise. Aussi triste, stressant ou difficile que cela puisse paraitre aux plus control-freak d’entre nous, nous ne possédons pas le pouvoir de rendre quelqu’un d’autre différent. Tu ne peux pas forcer quelqu’un à être plus gentil, plus affectueux ou meilleur communicateur. Tu ne peux pas l’obliger à être plus propre, plus organisé ou plus réfléchi.
Tu ne peux que rencontrer les gens là où ils sont.
Accepter les sentiments des autres n’est pas facile lorsque les gens agissent différemment de nous, et nous avons tous du mal à accepter ceux qui sont différents. Mais nous devons aussi accepter que le choix et la capacité d’initier des changements incombent uniquement à l’autre personne.
Cela ne signifie pas que tu ne peux pas exprimer tes préoccupations, bien sûr. Je pense que communiquer clairement nos sentiments, nos expériences et nos attentes à l’autre est toujours essentiel dans une relation. Mais j’ai fini par réaliser que cette capacité à accepter les autres pour ce qu’ils sont, et non pour ce je voudrais qu’ils soient, était importante pour maintenir des relations saines qu’elles soient personnelles ou professionnelle. Et surtout, j’ai réalisé que j’avais finalement une influence plus positive sur les personnes qui m’entourent en les acceptant qu’en essayant de les forcer à changer.
3. Il vaut mieux travailler intelligemment que de travailler dur.
La raison pour laquelle la plupart des gens travaillent dur est que c’est la forme la plus visible de productivité. Et il fut un temps où je pensais qu’une activité constante tout au long de la journée signifiait que j’étais productive et que j’accomplissais des choses.
Mais la vérité n’est pas forcément aussi concrète et j’ai fini par comprendre, avec le temps, que je ne devais pas confondre agitation et productivité : je passais énormément de temps sur des choses qui sur l’instant avaient l’air super importantes mais qui ne me faisaient pas vraiment avancer dans mes objectifs. Et j’ai aussi réalisé que, même si j’avais effectivement des objectifs, ceux-ci étaient tellement vagues et lointains (« nous avons un objectif de 12 millions d’euros à réaliser pour cette année. Allez, au travail ! ») qu’ils n’avaient aucun sens dans mon activité quotidienne.
Chacun a sa propre définition de “travailler plus intelligemment” et être occupé n’est pas nécessairement synonyme de progrès.
Pour moi, travailler plus intelligemment signifie utiliser mon temps efficacement pour obtenir des résultats plus importants et meilleurs, de la manière la plus simple, la plus facile et la plus productive possible.
J’ai donc mis en place une stratégie claire pour donner la priorité à mes activités les plus importantes (celles qui me font avancer vers mes objectifs), de sorte que je termine chaque journée avec une idée claire des progrès que j’ai réalisés, et je me sens plus souvent satisfaite que débordée, frustrée ou surmenée.
4. Mon travail n’est pas ce qui me défini
Il y a 10 ans, je crois qu’on aurait pu me définir comme une femme de carrière. Je vivais le “dream” : je gagnais beaucoup d’argent, je voyageais pratiquement dans le monde entier et je pouvais m’acheter tout ce que je voulais. Et je pensais sincèrement que c’était ça « réussir sa vie » ; et que sans le travail, le statut et l’argent, je n’étais personne. Et sérieusement, qui voudrait être comme ça ?
Mais même si cet emploi me rapportait beaucoup financièrement, j’étais littéralement rongée de l’intérieur. J’étais épuisée en permanence, l’environnement était toxique et j’avais le sentiment d’être sur le point de devenir mentalement instable. Je me sentais complètement misérable.
J’ai donc décidé d’arrêter les frais et je me suis lancée à mon compte. Je n’étais pas prête à redevenir immédiatement employée et j’avais besoin de me retrouver et de prendre des décisions en fonction de mes valeurs.
Lorsque j’ai démarré mon activité de conseil, je n’aurais jamais imaginé être là où je suis aujourd’hui. Et même si la vie d’entrepreneur n’est pas toujours simple (on navigue en permanence dans l’incertain), j’ai réalisé que mon titre n’était pas ce qui comptait. Ce qui compte, c’est le fait que je sois heureuse de ce que je fais et de savoir que mon travail me permet d’avoir un impact positif autour de moi.
5. Le meilleur moment pour réaliser tes rêves est maintenant
La plupart des gens ont des rêves. Certains ont de petits rêves et d’autres de grands rêves. Mais souvent, ils attendent le bon moment. Pour commencer des études, développer une nouvelle compétence, apprendre une nouvelle langue, acheter une maison, voyager à l’étranger ou trouver un meilleur emploi…
Mais c’est quoi exactement le bon moment ? Y a-t-il un âge idéal pour commencer à réaliser ses rêves ? As-tu l’impression d’être trop jeune, ou peut-être trop vieux, pour commencer à réaliser tes rêves ? Penses-tu qu’il faut d’abord avoir assez d’argent ?
Au fil des ans, j’ai fini par réaliser que les choses extraordinaires arrivent rarement dans la vie si on ne fait rien pour qu’elles se produisent. Et si on attend le bon moment pour réaliser ses rêves, ce moment pourrait ne jamais arriver.
Beaucoup de tes rêves sont probablement à portée de main. Tu n’as pas besoin d’avoir un diplôme, de travailler avec la meilleure équipe ou d’avoir le site web parfait pour lancer ta petite entreprise. Il te suffit d’utiliser ce que tu as maintenant, de te concentrer sur ce qui se trouve devant toi et de commencer, juste.
Bien sûr, tenter d’atteindre tes rêves et tes objectifs ne garantit pas le succès, mais cela garantit que tu apprendras de tes échecs et de tes succès afin de faire mieux à l’avenir, de grandir et de te rapprocher de la réalisation de tes objectifs.
6. Les personnes qui t’entourent ont une grand influence sur la personne que tu es et celle que tu deviendras
Pendant de nombreuses années, j’ai cru que l’intelligence, le talent et les bonnes notes à l’école seraient le facteur le plus important pour déterminer mon niveau de réussite dans la vie. Et je ne suis pas la seule, quand je vois à quel point les résultats académiques semblent importants pour les gens (je vois encore des gens qui à 40 ans glissent dans toutes les conversations « j’étais toujours premier de ma classe à l’école / au collège / au lycée »).
Maintenant, je ne dis pas que cela n’a été d’aucune utilité. En fait, travailler dur (ou pas) pour avoir de bonnes notes m’a permis de comprendre que le travail et la persévérance sont des ingrédients essentiels pour obtenir ce que l’on veut dans la vie. Mais j’ai réalisé au fil du temps – et plus particulièrement durant ces dernières années – que notre réussite dans la vie dépend plus souvent des personnes avec lesquelles nous choisissons de passer notre temps que des notes que nous avons eu à l’école. Combien d’entre nous ont recroisé le génie de la classe au collège qui ‘galère’ aujourd’hui dans son poste de comptable, alors que le « cancre / perturbateur » de la classe a lancé un super business et conduit un 4×4 dernier cri, parce qu’il a su s’entourer des bons partenaires, qui l’ont motivé à se lancer ?
Pourquoi est-il important de s’entourer des “bonnes personnes” ? Parce que les personnes avec lesquelles tu passes le plus de temps ont une influence considérable sur ta façon de voir le monde et les attentes que tu as de toi-même.
Entoure toi de personnes qui te poussent vers le haut. Des personnes qui t’inspirent à être meilleur et qui t’influencent de façon positive. De cette manière, tu as plus de chances d’adopter des croyances positives et de voir la vie se dérouler pour toi, plutôt que contre toi.
7. Les échecs font partie de la vie
L’échec est probablement l’un des aspects de la vie dont nous avons le plus peur et nous avons tendance à penser que les personnes qui ont réussi ont simplement eu de la chance, que tout leur est tombé dessus ou qu’elles ont simplement eu les bonnes relations.
Lorsque les gens réussissent, nous nous concentrons toujours sur leur succès, et non sur les années de lutte, d’échecs et d’essais répétés. La vérité est que toutes les personnes qui ont réussi ont échoué, mais elles ne se sont pas arrêtées après leurs échecs. Elles se sont relevés et ont réessayé, encore et encore. Et ce sont ces années de struggle qui apportent souvent les histoires les plus inspirantes et les plus motivantes.
Je me suis rendue compte qu’il ne servait à rien d’avoir peur de l’échec, parce qu’il fait partie du chemin vers le succès. Donc quand je « tombe », je prends une journée pour me morfondre, puis je me relève, je fais le bilan, et je regarde comment je peux recommencer autrement.
8. Le négatif attire le négatif
As-tu remarqué à quel point une personne qui se plaint en permanence, critique et trouve des défauts aux autres semble toujours systématiquement attirer des événements et des personnes négatifs dans sa vie ? Pareil, quand tu passes une journée entière avec une personne hyper critique, je te garantis que ton humeur décline.
Il y a 10 ans, j’avais des journées où je me disais que j’aurais mieux fait de rester au lit, parce que tout semblait aller de travers : un café renversé sur moi le matin finissait par aboutir au gros client qui menace de résilier un contrat parce qu’il y avait eu un énorme raté sur le projet. Bref, quand la loi de Murphy était lancée, elle était lancée à fond.
En devenant entrepreneure, j’ai fini par réaliser que l’état d’esprit avec lequel je démarrais ma journée avait un gros impact sur le déroulement de ladite journée. J’ai donc mis en place une routine : je me réveille au moins 3h avant l’heure à laquelle je dois démarrer le boulot et je prends 2h rien que pour moi (pour méditer, siroter mon café en écoutant une matinale, lire des articles inspirants, remplir mon journal de gratitude…). Réveil en douceur donc.
Et s’il arrive un incident potentiellement irritant ou frustrant, je m’arrête à nouveau pour « recentrer mes énergies ». Et ça fonctionne ! Je suis de bonne humeur au moins 85% du temps et j’ai l’impression que mes expériences de vie quotidienne vont dans le sens de mes objectifs (maname j’avance concrètement dans mes projets), ce qui est tout bénef.
9. Tu dois demander pour avancer dans ta carrière
Une chose que j’ai apprise au cours de mes années d’expérience est que ça ne sert à rien d’attendre que l’on reconnaisse tes efforts au travail. Ça n’arrivera pas !
Surtout, j’ai remarqué que la majorité des hommes négocient leur salaire tandis que les femmes acceptent ce qu’on leur donne. Combien de mes consœurs j’ai entendu dire « Ils vont voir tout ce que je fais pour la boîte, et ils vont me donner une promotion / augmentation », pendant que mes amis hommes allaient directement voir le boss pour ‘discuter’ à chaque fois qu’ils avaient l’impression que leur travail n’est pas suffisamment valorisé.
Bon je reconnais que celui-ci je l’ai compris très tôt (j’ai eu un boss qui était également un mentor et qui m’a appris à naviguer la jungle du Corporate) et tous les avancements et promotions que j’ai eus dans ma carrière ont découlé de discussions (à ma demande) avec ma hiérarchie pour faire le point sur mes réalisations et sur mes perspectives dans la boite. Mais j’avais envie de le noter ici parce qu’il y a encore trop de personnes autour de moi qui attendent juste que cela se fasse et qui finissent par se sentir frustrées parce que leurs efforts ne sont pas reconnus.
Tu dois toujours discuter et négocier, parce que ton boss ne saura pas tout ce que tu fais pour la boite si tu ne lui dis pas ! Il a beaucoup de choses à gérer et les individualités ne sont pas sa priorité. A toi donc de faire le point avec lui régulièrement sur ton efficacité, tes efforts et tes résultats. Tu verras, ça change la vie.
10. Tu dois donner pour recevoir
Donner de son temps, de son argent ou de son énergie pour aider les autres ne rend pas seulement le monde meilleur, mais te rend aussi meilleur. Des études indiquent que le simple fait de rendre service à la communauté accroît notre bonheur, notre santé et notre sentiment de bien-être.
Donner n’est pas seulement une question d’argent et il n’est pas nécessaire d’être riche. Donner aux autres peut être aussi simple qu’un simple mot gentil ou un geste attentionné. Il peut s’agir de donner du temps, des soins, des compétences, de la réflexion ou de l’attention. Dans mon cas, ce que j’ai c’est mon expérience et mes connaissances, que je peux partager avec les générations plus jeunes. J’essaie donc de donner de mon temps (mentoring, coaching…) pour accompagner les jeunes du continent qui se cherchent. Même si ce n’est pas beaucoup, cela leur permet d’avoir une idée de comment ils peuvent mettre leur vie professionnelle sur les rails.
Et j’y gagne (en plus de la satisfaction de voir que je peux avoir un impact sur ma communauté, même si c’est juste à mon échelle). Ces activités de coaching et mentorat que je mène m’ont non seulement permis d’accéder à une large réseau international de professionnels, mais également à de nombreuses nouvelles ressources auxquelles je n’aurais jamais eu accès sans cela ; ce qui évidemment a augmenté de façon exponentielle les opportunités de business pour moi.








Je suis plus age que vous mais je decouvre des verites qui maintenat mes yeux s’ouvrent dessus, me paraissent eveidentes! Sur le chapitre 3 par exemple, j’ai ete temoin d’un echange ou quelqu’un distait “I have tried my best”, mais le boss lui a repondu “you best is not enough!”
Anyaway, exellent texte, eye opener.
Babacar
Merci Babacar pour ce message 🙂