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Business Mode d'Emploi

Freelance, Survivre au quotidien

Devenir consultant… Comment ça marche ?

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Depuis quelques temps, je reçois pas mal d’appels de personnes qui me disent qu’elles en ont marre de leur travail, qu’elles ont envie de tout plaquer pour devenir “consultant”.  Et qui voudraient que je leur dise “comment faire”.
Vue comme ça, la question a de quoi faire sourire. Mais en réalité, elle est plus profonde que ça, et il faut comprendre le contexte (dakarois) auquel elle se rapporte pour en saisir toute la subtilité.
D’abord il faut savoir que Dakar est peuplée de consultants, (presque) tous les chômeurs dakarois se définissant comme consultants (ou business men selon les cas)… Après tout, c’est bien plus sympa que chômeur.
Là où ça se corse, c’est quand tu veux en savoir plus et que tu demandes “Ah oui, c’est bien ça. Et tu es dans quel domaine ?”. Invariablement, le gars (qu’il soit consultant ou businessman) te répondra “bon, enfin, au fait je fais un peu de tout hein. Tu sais moi je suis polyvalent donc je diversifie mes activités… est ce que tu vois ?!” – (“bon”, “enfin”, “au fait” et “est ce que tu vois” (prononcer est-ce tu vois) étant les 4 tics de langage que tu retrouveras chez 95% de la population dakaroise, souvent servis dans la même phrase).
De l’autre côté, il y a le Consultant (avec un grand C). Celui qui, dans l’imaginaire dakarois (et dans la réalité quelques fois), a réussit, est le grand patron, gagne des cents et des milles et roule en Mercedes ou BMW… Notre rêve à tous !!!
Donc généralement, quand tu dis que tu es consultant, tu es automatiquement classé dans l’une ou l’autre catégorie (chômeur ou grand patron), généralement selon que tu as une voiture ou pas (eh oui, c’est le principal indicateur de réussite chez nous ! Et ce n’est pas grave si elle est petite et vieille… l’essentiel c’est d’en avoir une). La catégorie intermédiaire, celle des consultants (réels) qui se battent au quotidien et qui s’en sortent tant bien que mal ? Elle n’existe pas : c’est soit tu chômes, soit tu gagnes des millions (et tu te caches). Point !
Et lorsqu’on t’appelle donc pour te demander comment faire pour devenir consultant, la vraie question est en réalité “Comment puis-je faire pour devenir un grand patron et gagner beaucoup d’argent, comme toi ?”. La bonne nouvelle, c’est que cela signifie que les gens t’ont classé dans la 2ndecatégorie (celle des magnats). La mauvaise ? Tout le monde pense que tu es pingre parce que tu refuses de partager tes millions (que tu n’as d’ailleurs pas mais ça, c’est un point de détail).
Pour en revenir à mon point de départ donc, à ceux qui veulent que je leur dise “oui tu as raison, quitte ton travail, on va bosser ensemble” ma réponse est plutôt “je crois que tu n’es pas vraiment prêt”.
Pourquoi ? Parce que selon moi, devenir consultant (sous entendu se mettre à son compte) relève d’un processus personnel, qui commence par “avoir un projet personnel clair dans son esprit”. L’autre option étant bien sûr de traverser une période de crises ou de vivre un changement brusque (quelques fois brutal) dans sa situation personnelle ou professionnelle, qui pousse à donner une nouvelle orientation à sa vie. Mais au moins dans ces deux cas, il n’y a pas de regrets, pas de “si j’avais su…” durant les périodes creuses. Et le fait d’avoir une vision claire du but que l’on se fixe permet de voir plus loin que les difficultés du moment que l’on traverse.
Et puis, je n’ai aucune envie de me retrouver avec une horde de “consultants” déchaînés qui me poursuivent en me disant “c’est ta faute si je galère, c’est toi qui m’a dit de démissionner”

Malgré tout, je suis toujours partante pour aider toute personne qui a un réel projet ou qui a besoin d’être accompagnée sur la nouvelle voie qu’elle s’est choisie. Car après tout, à quoi sert l’expérience (même petite), si on ne peut pas la partager ? 
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Suite des 10 choses que j’aurais aimé que l’on me dise sur l’auto-entreprenariat

bureau
Wooow ! Plus de 600 visites sur le blog en une semaine… Etant nouvelle dans l’univers du blog (et pas encore blasée), je trouve cela pas mal du tout pour un 1er post (en réalité, je suis super contente !!!). Et je voulais vous dire merci, Chers Lecteurs, pour votre intérêt et vos encouragements (oui je sais, ça fait très “nouveau venu” mais je voulais quand même le dire).
La semaine dernière j’avais commencé à vous parler de certaines situations que rencontrent les entrepreneurs qui se lancent au Sénégal et auxquelles ils ne sont pas forcément préparés.
Alors, chose promise, chose due : voici la suite des choses que j’aurais aimé que l’on me dise avant de me lancer et auxquelles vous n’échapperez pas.
6.  Vous réaliserez que vous n’avez pas besoin d’un bureau physique pour travailler. Juste :
        D’un PC. Check !
        D’un téléphone. Check !
        D’une bonne connexion internet. Check !
        D’électricité pour faire tourner tout ça. Heeeeu…
Là ça devient un peu plus compliqué. Parce que même si nous avons largement entamé le 21ème siècle, vous vous rendrez compte que rien n’a vraiment changé : les délestages sont toujours autant d’actualité, malgré tous les discours visant à “donner un coup d’accélérateur à l’économie du Sénégal“. Du coup, vous avez appris à adapter votre agenda et à profiter des périodes “avec” pour avancer sur votre travail.
7.   La vie de bureau va vous manquer. Pour plusieurs raisons. Déjà pour les groupes électrogènes – autonomie minimale 08 heures – qui vous permettaient de rester au frais pendant les longs délestages. Mais aussi pour les pauses cafés avec les collègues, les réunions interminables, les guerres d’égo et de positionnement des collègues (celle là un peu moins quand même. La vie est devenue beaucoup plus reposante loin de tous ces “amis” qui se tirent dans les pattes et dans le dos…), qui vous donnaient l’illusion de l’activité. Heureusement, il y a les cafés (connectés) et les espaces co-working (Eh oui, on est à la page à Dakar !) qui vous permettent d’avoir un semblant de vie sociale professionnelle et d’échanger avec vos pairs (ils rencontrent les mêmes soucis, vous vous croisez donc souvent).
8.   La notion de week-end n’a plus de réelle signification pour vous. Non seulement vous travaillez en horaires décalés  (surtout quand il y a de l’électricité),  mais vous avez l’impression qu’en changeant de statut, vous avez changé d’espace temps : autant avant vous vous trainiez le lundi matin au bureau en tirant une tête de… lundi matin, autant vous avez maintenant l’impression qu’on vous a raccourci vos journées et vous n’arrêtez pas de courir. Du coup, vous vous dépêchez d’avancer dans vos activités dès le lundi parce que… c’est bientôt le week-end (plus que 5 jours….).
9. Vous devrez vous adapter en permanence à de nouvelles cultures d’entreprises (ou de nouvelles cultures tout court) et là, le choc ! Quand vous réalisez que l’entreprise dans laquelle vous venez de passer 15 années n’est pas le centre du monde… Que chaque entreprise à ses codes et des modèles de fonctionnement auxquels vous devez vous pliez. La bonne nouvelle, c’est que vous vous découvrez ainsi une capacité d’adaptation aux nouvelles situations que vous ne soupçonniez pas.
10. Surtout, ce que l’on ne m’avait pas dit – et que je suis bien contente d’avoir découvert toute seule – c’est que je m’éclaterais autant ! Se lancer dans l’auto-entreprenariat, c’est (re)devenir vivant. Ça fait un peu cliché dit comme ça, mais vous avez enfin l’impression de réaliser quelque chose, vous êtes fier des montagnes que vous êtes désormais capable de déplacer, de votre capacité à encaisser les coups durs et à avancer malgré les embûches sur votre chemin… Vous êtes (presque) toujours de bonne humeur et voyez toujours le bon côté des choses, quelles que soient les difficultés du moment. Et rien que pour ça, vous vous dites que ça valait le coup de se lancer dans l’aventure.
11.  Allez, un petit bonus pour la route (je sais, j’avais dit 10 mais j’ai envie de vous faire plaisir) : conséquence directe du point 10, vous voyez des opportunités partout et vous ne pourrez plus vous arrêter une fois lancé. Vous deviendrez hyperactif (vous qui aviez du mal à vous lever le matin, vous êtes maintenant opérationnel aux aurores) et vous voudrez vous lancer dans un nouveau projet tous les deux jours. Et vous réalisez que finalement, vous l’avez peut-être, cet esprit d’entrepreneur qui, vous en étiez persuadé, vous avait toujours fait défaut.
Et c’est là que vous vous dites “ça y est, je suis un vrai entrepreneur !
Voilà Cher Lecteur, c’est (déjà) l’heure de se dire au revoir, jusqu’à la semaine prochaine.

Mais d’ici là, j’attends vos commentaires sur ce que vous auriez aimé que l’on vous dise avant de vous lancer.

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10 choses que j’aurais aimé que l’on me dise sur l’auto-entreprenariat !

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Et voilà, vous y êtes : vous avez décidé de devenir auto-entrepreneur !

Vous vous trouvez à un tournant de votre vie – après un évènement marquant (la perte d’un être cher, de votre emploi après des années de bons et loyaux services, une naissance…) ou à la suite d’un processus personnel progressif – et vous avez décidé de prendre un nouveau départ.
Vous êtes super motivé (et excité) par l’idée de lancer votre propre entreprise et vous vous imaginez déjà à la tête d’une multinationale, veillant à la destinée d’une centaine de personnes, avec votre nom en 3 dimensions au sommet d’une “tour” de 10 étages (ben oui, nous sommes à Dakar, ça va être difficile de trouver plus haut)…
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