Alors je sais qu’il y a eu un petit bouleversement dans ma routine la semaine dernière : je n’ai pas posté de billet samedi dernier.
Bon d’accord, j’ai posté l’interview podcast de Mamy Diouf, mais ce n’est pas pareil et en plus ce n’était pas le deal… Du coup, je pense que certains se disent que le podcast remplaçait le blog désormais.
En fait non, pas du tout. Le blog reste toujours d’actualité – je t’ai dit, j’adooooore écrire et j’adooore discuter avec toi – et si je n’ai rien posté samedi dernier, c’est juste que j’étais malade et alitée.
En réalité, je suis toujours convalescente mais je me suis dit qu’il fallait au moins que je te laisse un petit mot pour te dire que non, je ne t’oublie pas et je suis toujours au taquet pour partager avec toi mes expériences.
Petit aparté : je dois quand même te prévenir que vu mon état actuel, il est possible que je ne fasse pas d’enregistrement du podcast pour mercredi. Je suis super déçue, parce que je viens à peine de le lancer et j’ai commencé à avoir de bons retours de mes auditeurs (toi ?). Mais bon, je me dis que le plus important pour le moment est déjà de me reposer (le médecin m’a informée que vu mes symptômes, il n’excluait pas une grosse fatigue et du stress), pour pouvoir revenir très rapidement en pleine forme avec de nouveaux contenus pour toi.
Bref pour en revenir au blog (et au titre de ce post), hier je discutais avec une amie, et ce qu’il faut savoir, c’est que nos discussions sont toujours des espèces d’arguments – plus ou moins chauds – qui se terminent toujours par le même constat : nous sommes d’accord.

C’est bizarre tu te dis, pourquoi argumenter si on est déjà d’accord ?
Parce qu’en fait, mon amie et moi n’avons pas la même manière d’exprimer les choses et souvent, l’une de nous deux à l’impression que l’autre la contredit. Donc on argumente.
Mais on finit toujours par retomber sur nos pieds parce qu’à un moment de l’argument, il y en a toujours une qui s’arrête pour dire à l’autre « en fait, je ne comprends pas vraiment ton point » et c’est au moment de reprendre le point en question, qu’on se rend compte qu’on était d’accord depuis le début (bon j’avoue, on aime bien aussi nos petits débats).
Et je me suis rendue compte qu’on avait cette chance, de se dire « je ne comprends pas » pour pouvoir remettre les choses à plat. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

Si tu es comme 90% des gens, l’idée même de reconnaître que tu ne comprends pas ce dont l’autre parle ou que tu ne sais pas comment y répondre te paraît profondément inconfortable.
Pour la plupart d’entre nous, nous avons cette petite voix en nous qui dit que ce n’est pas bien de ne pas savoir quelque chose. Et si tu laisses cette voix gagner, deux choses se produisent : soit tu n’acquiers jamais la confiance nécessaire pour décoller, soit tu finis par surcompenser et paraître arrogant.
Ce qui se passe, c’est que nous aimons nous faire passer pour des gens intelligents et du coup, nous agissons comme si nous en savions plus que nous n’en savons en réalité. Surtout en situation professionnelle.
Mais en réalité, dire « je ne sais pas » ou « je ne comprends pas » peut être beaucoup plus intelligent.

Huuuummm… Not convinced. But please go on…
Ah tu n’es pas convaincu ? Bon…
A priori, l’idée qu’il faut tout savoir peut donner l’impression d’avoir une grande confiance en soi, mais en fait c’est tout le contraire.
La confiance en soi, c’est de pouvoir admettre librement qu’il n’y a pas moyen d’être un expert en tout et reconnaître quand quelque chose nous échappe.
Et mis à part éviter l’embarras évident que les gens découvrent que tu n’en sais pas autant que ce que tu prétends, il y a un autre avantage à être simplement honnête : ça t’évite de sauter au conclusions. Et refuser de tirer une conclusion hâtive, ça c’est intelligent !

Et c’est plus productif (mais ça tu ne t’en rends compte généralement qu’à la fin de la conversation).
De plus, le fait de reconnaitre que tu ne sais pas quelque chose est rarement un inconvénient. Cela te donne toujours une occasion d’apprendre quelque chose de nouveau… surtout que les gens aiment partager leurs connaissances (parce que cela leur donne le sentiment d’être importants hi hi).
Donc même si tu penses connaître la réponse, n’hésite pas à demander plus d’informations ou à écouter l’opinion de l’autre. Il y a toujours une occasion d’apprendre.
Voilà, c’était ma (courte) contribution du jour. Je retourne comater, suis à nouveau à plat.
En attendant, si tu apprécies le blog et/ou le (1er épisode du) podcast, ou si simplement tu as des suggestions à faire pour améliorer le tout, tu peux me laisser un message sur ma page Facebook https://www.facebook.com/MariannKonate/ et je me ferais un plaisir de te répondre.






